Une filiation cachée révélée par l’ADN : enquête sur François Mouyon
Vous avez réalisé un test ADN et obtenu des dizaines, voire des centaines de correspondances… mais vous ne savez pas comment les exploiter ?
La généalogie ADN permet aujourd’hui de retrouver un ancêtre inconnu et de révéler des filiations cachées impossibles à identifier avec la recherche généalogique seule.
A la suite du premier article consacré à l’utilisation de la génétique pour retrouver un ancêtre, je vais vous présenter une enquête qui, à partir de quelques centimorgans, m’a conduit à découvrir une branche totalement insoupçonnée de mon histoire familiale.
Le point de départ : un match intrigant
Tout commence avec une correspondance ADN sur MyHeritage.
Une certaine Martine partage 223,7 cM avec le profil de ma mère (S.B.), soit environ 3,2 % d’ADN.
Un chiffre loin d’être anodin.
Exemple de correspondance ADN sur MyHeritage, extrait des données ADN entre S.B et Martine, MyHeritage.
S.B est le profil de ma mère, Martine est le nom de la correspondance.
Une correspondance de plus de 1 % est déjà significative, donc 3 % indique que l'on partage un ancêtre commun sur seulement quelques générations.
Cette correspondance montre qu’un partage d’ADN modéré peut déjà révéler un lien familial exploitable.
Pourquoi tester ses parents change tout en généalogie ADN ?
Tester uniquement votre ADN mélange les branches paternelle et maternelle. En testant votre mère (environ 3400+ cM transmis) et votre père, vous filtrez instantanément 50% des matches non pertinents et doublez les centimorgans partagés, passant de 1700 cM à des valeurs exploitables.
A titre d'exemple, si je regarde mon rapport avec Martine sur MyHeritage, je me situe seulement à 0.9% d’ADN partagé.
Ce que dit (et ne dit pas) l’ADN
Les outils comme MyHeritage permettent d’estimer automatiquement une relation de parenté à partir des centimorgans partagés.
Dans notre cas, plusieurs hypothèses émergent :
cousin issu de germain
cousin du parent
ou encore relations plus éloignées
Mais une chose est certaine :
L’ancêtre commun se situe probablement entre 5 et 7 générations.
Estimation des relations de parenté par MyHeritage, Extrait des données ADN entre S.B et Martine, MyHeritage.
Toutefois, ces données peuvent sembler complexes au premier abord, ce qui est tout à fait normal. Leur interprétation nécessite souvent du recul ainsi qu’une méthode rigoureuse. Nous avons détaillé cette méthode dans un premier article et allons maintenant la mettre en application à travers cinq étapes.
Méthode : identifier une parenté commune grâce à l’ADN en 5 étapes
1. Début de l’enquête, comprendre la parenté
L’analyse des estimations permet de situer l’ancêtre commun au niveau des arrière-grands-parents ou des arrière-arrière-grands-parents.
Dans le cas d’une parenté complète (impliquant les deux ancêtres communs), la probabilité atteint 84,3 %. La relation la plus probable est celle de cousin issu de germain, avec 51,6 % (soit un écart d’environ six générations). D’autres hypothèses restent toutefois envisageables, comme cousin germain du parent (écart de cinq générations), cousin issu de germain du parent ou encore enfant d’un cousin issu de germain (écart de sept générations).
On pourrait penser que certaines de ces hypothèses sont peu probables, notamment si la correspondance se rapproche de l’âge de S.B. Cependant, les générations ne sont pas toujours parfaitement alignées. Il est donc essentiel d’approfondir les recherches avant de tirer des conclusions définitives.
Enfin, il faut également envisager une parenté partielle, impliquant un seul ancêtre commun. Cette hypothèse, bien que moins probable (15,7%), reste tout à fait crédible.
2. Reconstituer les arbres généalogiques
L’ADN donne une direction, mais il ne fournit pas de réponse toute faite. Dans la majorité des cas, il est indispensable de reconstruire les arbres généalogiques.
Ce travail repose sur la vérification systématique des sources : actes d’état civil, registres paroissiaux, archives. Une erreur à ce stade peut fausser toute l’analyse.
Dans certains cas, l’ancêtre commun apparaît rapidement. Mais le plus souvent, les arbres disponibles sont incomplets. C’est précisément le cas ici.
L’arbre de Martine, bien que limité, fournit toutefois une information essentielle : le nom de ses parents. À partir de ces éléments, je parviens à identifier une première piste via Filae :
Roger Chaix est décédé en 1987 à Lyon. Il est marié à Eva Poirier.
Cette information reste fragile, car elle repose sur un arbre tiers. Elle doit donc être vérifiée.
Extrait de l’arbre généalogique de Martine, MyHeritage
Je consulte alors les fichiers de décès de l’Insee (MatchID). Un seul individu correspond :
Roger Venant Chaix décédé le 09/12/1987 à Lyon 8e
Extrait du fichier des décès, Roger Venant Chaix, INSEE, MatchID
L’acte de décès retrouvé aux archives municipales de Lyon confirme qu’il est bien l’époux de Carmen Eva Marie Poirier. Même avec peu d’informations, les archives permettent souvent de débloquer une recherche.
Acte de décès de Roger Venant Chaix, 1987, n°833, vue 258/273, Lyon XVIIIe, AM Lyon
Je poursuis avec Carmen Eva Marie Poirier. Grâce aux informations croisées (ensemble des prénoms), j’identifie son décès en 2008 à Francheville. En revanche, ses actes de naissance et de décès étant trop récents, ils ne sont pas librement accessibles.
Extrait du fichier des décès,Carmen Eva Marie Poirier, INSEE, MatchID
Je dispose alors de deux options pour obtenir des informations sur sa filiation :
faire une demande d’acte de décès auprès de la commune dont le résultat sera envoyé par courrier
exploiter les recensements de population, notamment via la plateforme Filae.
Certains recensements étant indexés sur Filae, il est parfois possible d’y retrouver la personne recherchée. Dans ce cas précis, aucune trace de Carmen Eva Marie Poirier n’apparaît dans les recensements de Lyon en 1931.
En revanche, une Carmen Poirier est recensée à Meyriat, dans l’Ain, en 1931. Elle y est mentionnée comme pensionnaire et semble correspondre à une personne née en 1928 à Lyon IIe. Son statut indique qu’elle ne résidait pas alors auprès de ses parents.
Extrait des recensements de population, Meyriat, 1931, L3905, vue 4/7
Nous pourrions chercher les patronymes Poirier vivant à Lyon dans le recensement de 1931 mais nous n’avons pas d’information suffisante pour identifier ses parents.
En parallèle, j’introduis une demande auprès de la commune de Francheville afin d’obtenir l’acte de décès de Carmen Marie Eva Poirier.
A ce stade de la recherche je remarque que l’acte de naissance de Roger Venant Chaix, datant de 1911, est suffisamment ancien pour être consultable en ligne sur le site des Archives départementales. Il me permet de reconstituer facilement l’ensemble de son ascendance. Toutefois, celle-ci ne présente aucun point commun avec l’arbre généalogique de S.B.
Parfois l’étape deux permet simplement de reconstituer l’arbre généalogique, parfois il faut un petit coup de pouce et passer par une autre étape souvent décisive, la communication.
3. Communiquer avec les correspondances ADN
Lorsque la recherche se heurte à une impasse, il devient pertinent de se tourner vers les correspondances ADN elles-mêmes.
Ces plateformes fonctionnent aussi comme des réseaux d’échange. Les utilisateurs peuvent partager des informations précieuses.
Dans ce cas précis, je n’aurai finalement pas besoin de contacter Martine.
Le lendemain de ma demande d’acte, je reçois un message sur une autre plateforme, 23andMe.
Un utilisateur, Joseph, me contacte pour en savoir plus sur ma généalogie.
Une découverte inattendue grâce à l’ADN
Ma mère, S.B. présente une correspondance de 2,27 %, soit 165 cM, avec un certain Joseph.
Celui-ci me contacte pour en savoir davantage sur ma propre généalogie. Au fil de nos échanges, il me communique les noms de ses grands-parents. Immédiatement, je comprends que les deux correspondances sont liées.
Cette personne me confirme que :
Son grand-père est Roger Venant Chaix
Sa grand-mère est Carmen Eva Marie Poirier, née en 1928 à Lyon.
Carmen Eva Marie Poirier est la fille d’Adam Marius Poirier et d’Alexandrine Ailloud.
Martine, la correspondance à 223 cM, est sa tante.
Quelques jours plus tard, je reçois l’acte de décès demandé à la commune de Francheville de Carmen Eva Marie Poirier qui vient confirmer le lien filiatif mentionné par Joseph.
A partir de là, je parviens aisément à reconstituer la branche de l’arbre généalogique de Martine en me plongeant dans les registres des archives départementales et municipales de Lyon.
L’arbre ci-dessous présente la reconstitution complète de l’arbre :
Extrait de l’arbre généalogique de Martine, 2023-asc-complète-couleur, Généatique 2024, v1.3.5
4. Identifier l’ancêtre en commun
En comparant l’arbre généalogique de S.B. avec celui de Martine, aucun ancêtre ni couple d’ancêtres communs n’apparaît.
Ce type de situation peut donner l’impression d’une erreur. Pourtant, il est relativement fréquent en généalogie génétique.
Les archives racontent une histoire. Mais la réalité vécue par nos ancêtres peut être très différente.
Face à cette absence de correspondance, il devient nécessaire de changer d’approche. Plutôt que de chercher un ancêtre commun évident, il faut identifier des indices indirects : lieux, périodes, proximités.
L’existence d’un nom de famille commun entre les deux lignées
La présence de lieux identiques ou géographiquement proches
N’ayant pas trouvé d’ancêtres communs dans nos arbres généalogiques, il me semble pertinent d’écarter l’hypothèse d’une parenté complète et de me concentrer plutôt sur celle d’une demi-parenté.
En analysant les deux arbres, un élément ressort. Parmi tous mes ancêtres, seuls deux ont vécu à Lyon à la période concernée entre 1890 et 1940.
François Mouyon, le protagoniste dont je parlais dans un précédent article, avait été condamné à une peine de prison pour avoir laissé un homme entrer dans une cage aux lions et assister, impuissant, à sa mort sous leurs griffes.
Herminie Maria Berthod
Filiations cachées : ce que l’ADN révèle
Les aléas de la vie ont fait que des enfants pouvaient naître, désirés ou non, d’un père biologique qui n’était pas nécessairement le père légal mentionné dans les actes.
La mère se retrouvait souvent à assumer seule le poids d’une grossesse, sans le soutien d’un mari. Il faut également se rappeler que les moyens de contraception étaient presque inexistants à cette époque.
Ce qu’il faut retenir, c’est que parmi l’incroyable quantité d’ancêtres que nous retrouvons dans nos arbres généalogiques, une partie a pu être issue d’une conception dont le père biologique différait du père déclaré dans les registres. C’est grâce à l’ADN qu’il est possible d’avoir une chance d’identifier ce genre de cas.
Aucun ancêtre commun : quelles hypothèses explorer ?
L’absence d’ancêtre commun apparent doit amener à envisager des filiations alternatives, comme les demi-parentés.
Deux hypothèses se frayent alors un chemin dans mon esprit :
1. Alexandre Charles Ailloud et Herminie Maria Berthod ont eu un enfant ensemble, Louise Francine Mouyon en 1914.
2. François Mouyon et Marie Louise Bréat ont eu une fille ensemble, Alexandrine Ailloud en 1901.
J’opte intuitivement pour la seconde hypothèse pour plusieurs raisons :
Herminie Maria Berthod n’est arrivée à Lyon qu’entre 1911 et son mariage en 1913.
François Mouyon a 17 ans de plus qu’Herminie Maria Berthod. Il habite à Lyon depuis 1892.
Il tente de se marier avec Benoîte Eléonore Subtil. Deux bans de mariage sont publiés le 29 novembre puis le 5 décembre 1896 mais le mariage n’aboutira pas. Il se marie une première fois le 24/11/1904 avec Jeanne Jarrier.
Il aura un enfant illégitime avec Benoîte Eléonore Subtil : Joseph Mouyon à Lyon le 24 juin 1898. Celui-ci ne sera officiellement reconnu par François le 25/04/1905.
Alexandrine Ailloud n'a pas été légitimée par son Alexandre Charles Ailloud dès la naissance.
Alexandrine Ailloud a été légitimée 11 jours après sa naissance par sa mère. Elle n’était donc pas “voulu”.
Marie Louise Bréat et Alexandre Charles Ailloud se sont mariés un an après la naissance d’Alexandrine Ailloud le 12/07/1902.
5. Faire parler les archives grâce à la recherche généalogique
Comment valider une hypothèse en généalogie ADN ?
Lorsqu’il s’agit d’un enfant non désiré, il est généralement difficile d’établir avec certitude un lien de filiation. Néanmoins, différents indices et rapprochements peuvent être mis en évidence et venir consolider cette hypothèse.
À cette époque, dans des villes comme Lyon, les déplacements étaient bien plus limités qu'aujourd'hui. Les relations sociales se nouaient principalement dans le quartier, sur le lieu de travail ou à la paroisse, où familles, collègues et connaissances habitaient souvent à quelques rues les uns des autres.
Ainsi, j’ai donc commencé à examiner :
Les adresses dans les recensements de population et registre matricule pour les hommes
Les témoins présents dans les actes
Cet acte de naissance apporte un indice clé sur la filiation et le contexte familial.
“Reconnue le 23 avril 1901 par Bréat Marie Louise, légitimée le 12 juillet 1902 par Ailloud Alexandre”
“Marie Louise Bréat, 20 ans, vermicellière, rue cuvier 100”
Extrait, acte de naissance d’Alexandrine Ailloud, AM Lyon, 2E 1854, vue 104/187.
Le matricule militaire est une mine d’or pour localiser un homme puisque les changements de résidences devaient être indiqués. Dans le dossier Mouyon ce n’est pas moins de dix adresses renseignées entre 1896 et 1919.
L’indice qui nous met sur la voie
Un élément attire rapidement mon attention : la rue Cuvier.
Cette adresse apparaît à la fois dans le parcours de François Mouyon et dans l’acte de naissance d’Alexandrine Ailloud.
En janvier 1901, soit quelques mois avant la naissance, François Mouyon y réside.
Dans une ville comme Lyon, comptant alors environ 450 000 habitants, la probabilité de trouver deux ancêtres qui vivent dans la même rue est infime. Ce type de concordance est rare, et difficile à attribuer au hasard.
Extrait du registre matricule de François Mouyon, 1 R 157
Vérifier dans les recensements de population
Comme souvent dans les archives, il apparaît sous différents prénoms (François ou Joseph) et avec plusieurs variantes de nom (Mouyon, Mouillon, Moyon, Moujean), mais sa profession reste constante : peintre. L’objectif est alors de suivre ses adresses d’un recensement à l’autre, malgré des déménagements fréquents.
C’est ainsi que, dans le recensement, à seulement quatre habitations d’écart, apparaissent Joseph Monjean, 28 ans, et Marie Bréa, 21 ans, confirmant leur proximité immédiate.
AD69, CUVIER (RUE), n°100, 6 M 466, vue 44/62
AD69, CUVIER (RUE), n°104, 6 M 466, vue 46/62
C’est grâce au recoupement effectué à partir des différents recensements que notre enquête a pu être menée à son terme. Le croisement des sources permet de transformer une hypothèse en indices solides.
Cas particulier, les registres de l’assistance publique
Une piste à envisager est celle d’un enfant abandonné dans la vie des personnes concernées. Lorsqu’un abandon a déjà eu lieu, il n’est pas rare que des situations similaires se reproduisent, ce qui peut expliquer l’apparition d’une branche inconnue révélée par l’ADN.
Dans les actes, cela se traduit parfois par la mention d’un ancêtre né de parents inconnus, ou « sans filiation ». Dans ce cas, de nouvelles pistes de recherche s’ouvrent, notamment à travers les registres de l’assistance publique, conservés aux archives départementales ou municipales.
Dans notre cas, plusieurs éléments vont dans ce sens. François Mouyon a déjà eu un enfant illégitime en 1898, soit trois ans avant la naissance d’Alexandrine Ailloud. De son côté, Marie Louise Bréat donne naissance à un autre enfant illégitime en 1902.
Les registres hospitaliers apportent également des précisions. Marie Louise Bréat entre à l’hôpital de la Charité le 11 avril 1901 et accouche le jour même d’Alexandrine. Elle quitte l’établissement le 23 avril, date à laquelle elle reconnaît l’enfant, tandis que celui-ci est placé à l’hospice. Son adresse rue Cuvier y est une nouvelle fois confirmée.
Le journal de la crèche[1] mentionne ensuite la sortie d’Alexandrine le 4 mai 1901, information corroborée par les registres des enfants assistés[2].
L’ensemble de ces documents permet non seulement de reconstituer la chronologie, mais aussi de mieux comprendre le contexte de l’abandon et d’enrichir l’analyse généalogique.
Fin de l’enquête de généalogie génétique
Je tiens à remercier Joseph, qui m’a transmis de nombreuses informations sur sa famille et m’a ainsi permis de structurer cet article. Dans un souci de transparence, j’ai souhaité lui présenter l’intégralité du récit de l’enquête, notamment l’histoire de Marie Louise Bréat.
Née le 5 juin 1880 à Saint-Étienne[3] (Loire) d’un père non indiqué et d’une mère âgée de 17 ans, elle devient vermicellière[4] à Lyon.
À 21 ans, elle met au monde Alexandrine Ailloud, supposée fille de François Mouyon, laquelle, comme nous l’avons vu, ne sera reconnue par sa mère qu’une dizaine de jours plus tard, après avoir été laissée à l’Hôpital de la Charité.
Le 21 avril 1902, c’est un nouvel enfant, Jean Baptiste, qui est à son tour abandonné à l’Hôpital de la Charité et cette fois-ci pour de bon. Le 7 juin 1902, elle épouse à Lyon Alexandre Charles Ailloud[5], qui reconnaît alors Alexandrine et Jean Baptiste lors de ce mariage. Le divorce est prononcé le 24 décembre 1924 à Lyon[6], « à la requête et au profit du mari ».
Le 25 septembre 1931, elle se remarie avec Lucien Joseph Vernay à Villeurbanne[7], lequel décède un mois plus tard, le 20 octobre 1931, dans cette même ville[8]. Elle réside ensuite à la Maison de retraite d’Albigny sur Saône. Apparemment poursuivie par le malheur, elle est retrouvée noyée à Neuville-sur-Saône, en face du quai Pasteur, le 27 juillet 1948[9].

Vermicellerie ALBI, société des grands moulins du Tarn, Delcampe
Enfin, on peut en conclure ci dessous par l’arbre généalogique qui illustre la filiation entre Martine, Joseph et S.B., en marquant d’une ligne rose et jaune la demi-parenté entre les branches Bréat-Mouyon et Berthod-Mouyon.
Conclusion
Cette enquête illustre toute la puissance de la généalogie ADN lorsqu’elle est associée aux recherches généalogiques et à la communication avec les cousins ADN. À partir de deux matches de 223 et 165,9 centimorgans, il a été possible de mettre en évidence une filiation jusqu’alors invisible dans les sources traditionnelles.
La démarche a reposé sur un travail rigoureux de reconstitution des arbres généalogiques, complété par l’exploitation de sources clés comme les recensements de population, afin d’identifier un point de convergence entre les deux lignées. La consultation d'un recensement en 1901, rue Cuvier, François et Marie-Louise Bréat résidaient à seulement quatre maisons d’écart.
Elle rappelle enfin une chose essentielle : l’ADN ne remplace pas les archives, mais il permet d’ouvrir de nouvelles pistes et de révéler des histoires familiales restées dans l’ombre. Et vous, quelle piste ADN explorerez-vous demain ?
Annexes :
[1] AM Lyon, Journal des entrées à la crèche, 01/01/1901-31/12/1907, CH_6Q030, vue 12/228
[2] AM Lyon, Registre alphabétique des enfants assistés, 01/01/1901-31/12/1901, CH_4Q215, vue 9/82
[3] Acte de naissance de Marie Louise Bréat, Archives Saint-Etienne, 2 E 92, vue 146/338
[4] Fabricant de vermicelles et, plus gén., de pâtes alimentaires, Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
[5] Acte de mariage d’Alexandre Charles Ailloud et Marie Louise Bréat, AM Lyon, Lyon 6eme, 2E912, page 191/362
[6] Acte de divorce entre Alexandre Charles Ailloud et Marie Louise Bréat, AM Lyon 6eme, 2E2530, page 135/419
[7] Acte de mariage entre Lucien Joseph Vernay et Marie Louise Bréat, AD Rhône, 4E14341, vue 135/195
[8] Acte de décès de Lucien Joseph Vernay, AD Rhône, 4E14365, vue 101/128
[9] Acte de décès de Marie Louise Bréat, AD59, 1948, 4E19168, vue 7/14
Photo de couverture : FELLETIN 23-Creuse Manufacture de Tapis Atelier de Tissage 1915 du Sergent FIS 342e à Albertine Foix, Delcampe
